L’ANCIENNE GUERRE DES CHEVALIERS OU ENTRETIEN DE LA PIERRE DES PHILOSOPHES AVEC L’OR ET LE MERCURE

vendredi 4 octobre 2013
par  alkaest
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L’ANCIENNE GUERRE DES CHEVALIERS OU ENTRETIEN DE LA PIERRE DES PHILOSOPHES AVEC L’OR ET LE MERCURE

Je vous proteste devant Dieu, et sur le salut (éternel) de mon âme, avec un cœur sincère, touché de compassion pour ceux qui sont depuis longtemps dans les grandes recherches ; et (je vous certifie) à vous tous qui chérissaient ce merveilleux art, que toute nostre oeuvre prend naissance d’une seule chose et qu’en cette chose l’œuvre trouve sa perfection, sans qu’elle ait besoin de quoi que ce soit autre, que d’estre dissoute et coagulée, ce qu’elle doit faire d’elle mesme, sans le recours d’aucune chose étrangère.
Lors qu’on met de la glace dans un vase placé sur le feu, on voit que la chaleur la fait résoudre en eau : on doit en user de la même manière avec nostre pierre, qui n’a besoin que du secours de l’artiste, de l’opération de ses mains, et de l’action du feu naturel : car elle ne se résoudra jamais d’elle-même ; quand elle demeurerait éternellement sur la terre : c’est pourquoi nous devons l’aider ; de telle manière toutefois, que nous ne luy adjoutions rien qui luy soit étranger et contraire.
Tout ainsi que Dieu produit le froment dans les champs, et que c’est ensuite à nous à le mettre en farine, la pétrir et en faire du pain ; de même nostre art requiert que nous fassions la mesme chose . Dieu nous a créé ce minéral ; afin que nous le prenions tout seul, que nous décomposions son corps grossier et épois ; que nous séparions et prenions pour nous ce qu’il renferme de bon dans notre intérieur ; que nous rejetions ce qu’il a de superflu ; et que d’un venin (mortel), nous apprenions à faire une Médecine (souveraine).

Pour vous donner une plus parfaite intelligence de cet agréable entretien ; je vous ferai le récit de la dispute qui s’éleva entre la Pierre des Philosophes, l’Or et le Mercure ; de sorte que ceux qui depuis longtemps s’appliquent à la recherche (de notre art) et qui sçavent de quelle manière on doit traiter les métaux et les minéraux, pourront en estre asses éclairés, pour arriver droit au but qu’ils se proposent : il est cependant nécessaire que nous nous appliquions à connoistre extérieurement et intérieurement l’essence et les propriétés de toutes les choses qui sont sur la terre et que nous pénétrions dans la profondeur des opérations, dont la nature est capable.

RECIT
L’Or et le Mercure allèrent un jour à main armée, pour (combattre) et pour subjuguer la Pierre. L’Or, animé de fureur, commença à parler de cette sorte.

L’OR.

Comment as-tu la témérité de t’élever au-dessus de moy, et de mon frère Mercure et de prétendre la préférence sur nous : toy qui n’es qu’un vers (bouffi) de venin ? Ignores-tu que je suis le plus précieux, le plus constant, et le premier de tous les métaux ? (ne sçais tu pas) que les Monarques, les Princes, et les Peuples font également consister toutes leurs richesses en moy, et en mon frère Mercure ; et que tu es au contraire le (dangereux) ennemi des hommes et des métaux ; au lieu que les (plus habiles) médecins ne cessent de publier, et de vanter les vertus (singulières) que je possède pour donner (et pour conserver) la santé à tout le monde ?

LA PIERRE.

A ces paroles (pleines d’emportement), la Pierre répondit (sans s’émouvoir) : Mon cher Or, pourquoi ne te fâches-tu pas plutôt contre Dieu, et pourquoi

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